Sylvie Vartan est une star et quand elle appelle à 7 heures du matin, ça ne se refuse pas ! D’autant que l’artiste, en grande forme depuis Los Angeles, accepte de se livrer en toute intimité, d’évoquer son show sur France 3 mais aussi, fait rare, ses enfants, Johnny Hallyday…
Alors que les variétés disparaissent petit à petit de la télévision, France 3 vous offre un show exceptionnel de 1h40, tourné au format cinéma… Je suis très gâtée, en effet. D’autant que j’ai bénéficié d’une équipe exceptionnelle tant au niveau de la production que de la réalisation avec François Hanss. François est quelqu’un de grande qualité, qui a des idées très pertinentes. Il a su faire un film musical comme le faisaient les Carpentier, c’est-à-dire sans présentateur, mais avec une grande modernité et une qualité d’image et de mise en scène exceptionnelle. Moi qui n’aime pas chanter à la télévision, là j’ai été aux anges, un vrai bonheur de tourner ce show.
On pourrait dire que ce show vous correspond parfaitement, à la fois nostalgique et plein de fantaisie et de bonne humeur… Comme l’hommage à Carlos… Oui, le film me correspond bien, il y a une authenticité, une vérité sur ce que je suis. Pour Carlos, comment l’oublier ? On ne réussit jamais seul, il y a des gens qui vous accompagnent. Carlos fait toujours partie de ma famille.
En parlant de famille, vous vous êtes entourée de votre “vraie” famille pour ce show : David, vos petites-filles, et surtout, votre fille Darina pour un moment très tendre… Mes petites-filles, c’est un clin d’oeil, ça leur fera un beau souvenir plus tard. Quant à Darina (sa fille d’origine bulgare qu’elle a adoptée avec le producteur américain Tony Scotti, ndlr), j’avais déjà chanté avec elle. Mais je n’avais pas voulu qu’on la voie à l’écran. Je l’ai regretté. Là, nous chantons en duo. C’est un moment tendre car nous reprenons La Maritza, nous qui sommes toutes les deux nées en Bulgarie.
Vous allez en faire une artiste comme le reste de la famille ? Sur le tournage, elle était timide, mais je crois qu’elle a aimé chanter avec moi. Je trouve qu’elle est très douée. Pour ce qui est de l’avenir, je ne sais pas, elle fera ce qu’elle voudra. Il faut avoir le feu sacré pour faire ce métier, ça ne s’improvise pas, fille d’artiste ou pas… Pour le moment il y a l’école, c’est la priorité (rires) !
En revanche, manque à l’appel votre ex-mari, Johnny… Mais Johnny ne m’appelle pas non plus systématiquement quand il fait des émissions. Pour moi, c’est pareil ! En plus, nous avons enregistré le show à un moment compliqué pour lui…
Justement, vous êtes restée la plus discrète pendant le battage médiatique autour de ses problèmes de santé. Un battage qui continue avec son “divorce” d’avec Jean-Claude Camus*… Je n’ai pas à intervenir publiquement, je laisse ça aux autres… Par rapport à Camus, ça ne regarde que Johnny. Lui seul sait avec qui il veut travailler… Quant au battage autour de sa maladie, je trouve ça choquant. Surtout par rapport aux enfants de Johnny. Il faut que les gens comprennent que, pour David et Laura, Johnny est leur père avant tout, pas une star de la chanson. David a dû réagir pour mettre un terme à tout ça. Il l’a fait avec son coeur de fils. Ça n’a rien d’exceptionnel, c’est même normal et rassurant… Le droit moral existe tout de même !
Outre le show sur France 3, votre autre actualité est la sortie d’un futur album… Oui, je suis en train de l’enregistrer. C’est un projet très intéressant produit par Keren Ann et Doriand, sous l’aile bienveillante d’Etienne Daho. J’ai renouvelé mon équipe pour ce projet très nouveau, moderne, avec des textes de La Grande Sophie, Etienne Daho, Doriand, Julien Doré… Ils m’ont tous écrit des chansons qui me ressemblent, sur mesure. Par exemple, je suis très contente de chanter en duo avec Julien Doré Soleil bleu, une très belle chanson. Je reprends des titres également, dont une chanson méconnue et absolument magnifique de Benjamin Biolay, La vanité. Ce disque sera plein d’énergie, de créativité et de surprises !
Avant d’entamer votre tournée française avec ce nouvel album, notamment au Châtelet à Paris le 5 décembre, vous allez “parrainer” Julien Doré au Japon, pays où vous êtes une star… Oui, nous faisons un spectacle ensemble là-bas, en novembre prochain. Nous en profiterons pour chanter notre duo, Soleil bleu, au Pays du Soleil Levant… Je suis très contente de notre rencontre.
Toujours dans le show de France 3, on vous voit également jouer la comédie, c’est toujours une envie chez vous ? Dans le show, je me suis fait plaisir. C’est moi qui ai même provoqué ces séquences, comme ça je suis certaine de faire de la comédie… (rires) Mais j’ai des projets de théâtre et de cinéma qui vont dans ce sens. Une pièce américaine adaptée par Danièle Thompson et une comédie romantique au cinéma. On verra ce que l’avenir me réserve…
Quel planning ! On peut dire que l’année 2010-2011 sera l’année Vartan. Une façon de fêter vos 50 ans de carrière ? Ah non ! Ne me parlez pas d’anniversaire ! Je n’ai jamais fêté ma carrière, je ne vais pas commencer aujourd’hui. De toute façon, c’est ma manière de ne pas vieillir, ne plus fêter les anniversaires. C’est très pratique !
(*) Son producteur historique, remplacé par Gilbert Coullier pour un montant de 6 millions d’euros.